Langue de Barbarie.

Le Parc National ‘ Langue de Barbarie ‘ est situé au sud de Saint-Louis, et couvre la région de l’embouchure de la rivière, le Sénégal. Jusqu’en 2003 la rivière coulait diagonalement avec l’océan sur une longueur d’une trentaine de kilomètres; entre l’océan et la rivière il y avait une langue de terre de 400 mètres de largeur au maximum. Sur cette ‘ Langue ‘ beaucoup de balbuzards pêcheurs de l’Europe du Nord viennent hiberner. Le Parc est aussi important pour beaucoup d’autres espèces d’oiseaux comme les sternes, les mouettes à tête grise et les pélicans, mais aussi pour les varans et 4 sortes de tortues de mer, qui font leur nid sur la ‘ Langue ‘ une fois par an.

En 2003 cependant une brèche a été ouverte dans la Langue, au sud de Saint-Louis et au nord du Parc National. A l’origine, la brèche avait 4 mètres de largeur dans l’intention de protéger la vieille partie de la ville de Saint-Louis, qui se trouve sur une île dans la rivière et en même temps pour créer un chemin plus court vers l’océan pour les pêcheurs. Aujourd’hui, la brèche a environ 5 kilomètres de largeur. Quand on avait réalisé la brèche on n’avait pas du tout tenu compte de la force de l’eau de l’océan. Ainsi se formait un nouveau système de courants; l’embouchure originale de la rivière est aujourd’hui totalement ensablée et la Langue est de plus en plus la proie de l’océan, du côté sud. Du côté nord la Langue devient à nouveau plus grande, mais pas à la même vitesse. Cela veut dire que les villages de l’arrière sont de plus en plus en danger d’inondations. Et les pêcheurs locaux, avec leurs pirogues, ne sont pas de taille contre la force des vagues de l’océan. Et dans la rivière la quantité de poissons a beaucoup baissé.

Le gouvernement Sénégalais a cherché de l’aide aux Pays-Bas afin d’étudier la situation de la brèche et de rechercher des solutions durables.

Le système écologique du Parc National ‘ Langue de Barbarie ‘ change rapidement aujourd’hui. Les plans de gestion ne s’accordent plus avec la situation actuelle.

L’ASBL Tougoupeul a un accord avec le gouvernement Sénégalais afin de revoir les plans de gestion du Parc National ‘ Langue de Barbarie ‘. Mais un plan sans données précises n’est pas un plan. Nous avons envoyé 2 biologistes espagnols à la Langue pour aider les gardiens du Parc avec la surveillance: comment, où et quand est-ce que les oiseaux doivent être comptés, quelle est la meilleure manière pour compter les tortues de mer, etc. Les données sont numérisées, et surtout, nous apprenons aux aides locales du Parc comment les données sont enregistrées et ensuite comment les analyser.

Une fois les données enregistrées et analysées, les espèces ciblées de la région ( plantes et animaux) sont définies. En fonction de ces espèces ciblées, les plans d’action sont rédigés, et le Parc National peut se diriger vers un nouvel avenir.

La population locale est naturellement associée à ce projet, car sans eux il n’y a pas de portant pour réaliser ce projet.




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